Épisode 15 : Le fort à nouveau attaqué


Scène 1

Sur la muraille du fort de l'aigle noir, Mendoza guète.
Mendoza : Mes amis, je crois que je vais avoir besoin de votre aide. L'armée de Gomez va sûrement attaquer pour essayer de reprendre le canon.
Les incas continuent de s'occuper comme si rien n'avait été dit.
Mendoza : Apparemment, personne n'a l'air d'avoir envie de m'écouter. Ils sont tous très affairés.
Mendoza saute rejoindre Esteban.
Mendoza : Esteban je t'en prie, essaie de leur demander de nous aider, veux-tu ?
Esteban acquiesce.
Esteban : Chef Yupanki, il faut écouter Mendoza, c'est important. Il est possible que le commandant Gomez et ses soldats soient déjà en train de préparer leur attaque.
Yupanki : Si c'est toi qui le demandes, Esteban, nous obéirons mes hommes et moi.
Mendoza : Hé bien tu vois ? Hein !
Yupanki : Mes amis, il faut que nous aidions Mendoza.
Aussitôt un petit groupe de guerriers se rassemble autour de Mendoza.
Mendoza : J'ai besoin que vous transportiez le canon là-haut, en haut de ces marches sur la muraille.


Scène 2

Les espagnols remontent sur la crête, non loin du fort.
Gomez : Là-haut derrière les créneaux c'est Mendoza.
Sur la muraille, le canon est presque fixé.
Mendoza : Maintenant, Pedro, il faut l'attacher très solidement.
Gaspard : Le voleur, le traître. Ah, si je tenais ce Mendoza, je l'étriperai. Allez, en avant !


Scène 3

Pichu veille.
Pichu : Ils arrivent ! Les espagnols ! Ils arrivent ! Ils arrivent !
Mendoza : Quoi, ils sont déjà là ? Commandant Gomez ! Si vous faites un pas de plus, nous serons dans l'obligation de tirer sur vous avec votre propre canon !
Gaspard : Quelle audace ! Nous tirez dessus au canon ?
Mendoza : Tire donc un coup de semonce.
Sancho : A vos o-o-... D'accord.
Sancho met un boulet de canon et Mendoza prend une torche enflammée qu'un inca lui tend. Il rapproche la flamme de la mise à feu. Le coup part. Le bruit fait fuir les incas qui étaient derrière la muraille. Par réflexe, tous les espagnols se sont abaissés. Le boulet tombe très loin derrière les soldats.
Gaspard : Ah ah ! La belle démonstration. Quel maladroit ! Mendoza est peut-être un bon pilote, mais hélas j'ai l'impression qu'il ne sait pas très bien maîtriser le maniement de notre canon.
Gomez : J'ai la même impression. Combien de boulets nous ont-ils volés ?
Gaspard : Quatre, mon commandant. Il n'en reste donc plus que trois et ils n'ont qu'un seul tonneau de poudre.
Gomez : Hé hé hé !
Sur la muraille, Sancho et Pedro resserrent les attaches du canon.
Mendoza : Arrimez-le le plus solidement possible.
Tao : Tu crois que ça va marcher ?
Esteban : Ben on n'a pas le choix, il faut absolument que ça marche.
Mendoza : On va tirer un autre coup de semonce.
Pedro : Oui.
Gaspard : Surtout, n'ayez pas peur, ce sont des amateurs. Ils n'ont jamais tiré un seul coup de canon. Si l'un de nous était blessé, ce serait vraiment par malchance. Allez, en avant !
Les soldats se précipitent vers le fort. Les guerriers incas, avec leurs flèches, arrivent un peu à les repousser.
Mendoza : Attention ... Feu !
Tous les espagnols regardent le boulet passer loin au-dessus de leurs têtes et finir son vol au bas de la montagne.
Gaspard : Ah ! Vous voyez bien ! Il n'est pas plus capable de se servir d'un canon qu'une vache de voler. A l'attaque !
Les soldats repartent à l'assaut.
Mendoza : Vite, recharge le canon.
Pedro : Surtout, je t'en prie, Mendoza, cette fois ci, ne manque pas la cible.
Mendoza : Laisse-moi faire.
Mendoza tire un nouveau coup de canon. Tous les soldats s'abaissent, même Gomez. Seul Gaspard reste debout.
Gaspard : N'ayez pas peur, je vous l'ai dit, il est bien trop maladroit.
Le boulet passe à dix centimètres au-dessus de la tête de Gaspard, qui en tombe à la renverse.
Tao : Oh zut ! Encore raté !
Mendoza : Un autre boulet, vite !
Pedro : C'est le dernier, hein. Y'en a plus après ça.
Mendoza : Le dernier leur est passé juste au dessus de la tête, celui-ci sera le bon.
Sancho : Il v-v-vaudrait mieux, p-p-parce que sinon on v-v-v-va avoir des e-e-ennuis.
Zia : Tu crois qu'ils vont réussir cette fois, Esteban ?
Esteban : Hun, hun.
Mendoza : Belle flamme, tu es mon dernier recours. Fais que ce boulet ne manque pas son but.
Pedro : Oh, je ne veux pas voir ça.
Sancho : S-s-santa ...
Le coup part.
Sancho : Maria !
Sous la violence du recul, les attaches du canon cèdent et celui-ci est projeté en arrière. Il tombe dans la cours du fort sous les regards de tout le monde.
Sancho : Oh ça ! C-c-c'est le canon qui s-s-s'est env-v-volé.
Pedro : Bah alors et le boulet, où est-ce qu'il a pu aller, lui ?
Gaspard : Ça y est, c'était le dernier. Ils n'ont plus de munitions. En avant !
Le boulet s'écrase juste devant Gaspard qui en tombe, encore une fois, à la reverse.
Gomez : Le capitaine Gaspard a raison. Un canon sans boulet ne sert absolument à rien. En avant ! Ecrasez-moi ces rebelles !
Les soldats re-repartent à l'assaut.


Scène 4

C'est le branle-bas de combat dans le fort.
Yupanki : Que chaque homme reprenne sa position.
Les enfants partent en courant du haut de la muraille. Tao s'arrête et regarde en arrière.
Tao : En tout cas, il nous reste au moins la poudre. Ça devrait pouvoir nous servir.
Tao repart chercher le tonneau de poudre.
Esteban : Tao, tu es fou, pourquoi remontes-tu ? Fais attention !
Tao prend le tonneau.
Tao : Ah ! Ah ! C'est lourd ce truc.
Esteban : Mais qu'est-ce que tu veux faire ?
Tao : Oh, tu vas voir. Je viens d'avoir une bonne idée, je crois. Donnez-moi un coup de main.
Pedro : Hé ben où allez-vous là ? Mais il est plein de poudre ce tonneau. C'est pas un jouet, c'est même très dangereux, la poudre.
Tao : Au point où on en est, vous allez voir, j'ai une bonne idée.
Sancho : F-f-f-finalement, tout ça, c'est de leur f-f-faute p-p-parce qu'ils veulent pas o-o-obéir.
Un guerrier, touché par une balle tombe près des trois adultes.
Pedro : Oh ! Oh, je crois qu'on est du mauvais côté. Ça va mal finir si on reste là. Changeons de camp.
Mendoza : Impossible de retourner avec eux, c'est trop tard. Ils n'auront plus confiance en nous.
Pedro : Oh oui, t'as raison.
Les fusils espagnols vont de gros dégâts parmi les incas.
Gomez : Tirez !
Gaspard : Visez bien ! Exterminez-les jusqu'au dernier. Ah ah ! Vous allez voir ce qu'il en coûte de nous narguer.


Scène 5

Les trois enfants sont dans une pièce où traîne tout un tas de choses.
Esteban : Qu'est-ce que tu fais là, Tao ?
Tao porte quatre pots en terre cuite.
Tao : Ça y est, j'ai trouvé. Verse la poudre dans ces vases. Zia, cherche un morceau de tissu.
Zia : Un morceau de tissu ? Attends. Regarde, il y a ça, est-ce que ça va aller ?
Zia présente une étoffe à Tao.
Tao : Euh ... Oui, oui, je pense que ça ira.
Zia : Tiens.
Tao déchire le tissu.
Esteban : Voilà, j'ai fini.
Tao : Ah, parfais. Ah, il nous faut une corde qui s'enflamme facilement comme une mèche.
Zia : Tu veux ça ? (Zia a une cordelette à la main) Je crois que ça brûle très bien.
Tao : Oh formidable. Ça me suffira largement. Tu n'as qu'à en faire quatre petites mèches. Regarde, tu enfonces le morceau de mèche dans la poudre et ensuite tu refermes le vase avec un bout de tissu, tu tasse ... et voilà !
Esteban : Et alors ?
Tao : Ah bah j'en connais qui vont avoir une drôle de surprise.


Scène 6

Les quatre pots sont finis.
Tao : Voilà, ça y est. Nous y sommes. Tout est prêt. Bon, Zia, maintenant il me faudrait du feu.
Zia : Oh regarde, il y a du sakia ici, on peut s'en servir.
Esteban : Du sakia ?
Zia : Oui, le sakia, c'est du crottin de lama séché, ça brûle bien.
Esteban : Du crottin de lama ? Hum ...
Tao : Bon, maintenant il faut qu'on se dépêche. Allez, emportons tout ça sur les remparts. Tiens, au lieu de rêver (Tao donne un pot à Esteban) allez, prends ça. Ça aussi. Et celle là. Encore une autre. Et allez, dépêchons-nous !


Scène 7

La bataille fait rage, les espagnols sont presque aux portes du fort.
Gaspard : A l'attaque ! A l'attaque !
Sur les remparts, Esteban est aux commandes d'un lance pierre géant.
Tao : Zia, allume.
Esteban : Mais dépêche-toi, Tao, j'ai du mal à tenir la corde.
Tao : Allez quoi ! Pas de faiblesse ! T'es un homme, non ?
Le premier vase est envoyé : les soldats le regardent arriver sur eux.
Soldat : Qu'est-ce que c'est que ça ?
C'est la panique dès que celui ci explose dans une gerbe de flammes.
Tao : Boulet numéro deux ! Vas-y !
Le vase explose juste devant les soldats qui commencent à se replier.
Gaspard : Quelle est cette diablerie ?
Le troisième vase explose.
Gaspard : Vite, repliez-vous, on va se faire massacrer. Reculez, repliez vous !
Les soldats ne se font pas prier pour obéir, mais laissent Gaspard sur place. Celui-ci voit arriver droit sur lui le dernier vase ... Il s'en va juste à temps. La bataille est terminée.
Esteban : Regarde, on les a mis en fuite. On a réussi.
Tao : Ah ah ! On a réussi ! On leur a fait peur !
Pichu : Youpi ! On a réussi !
Yupanki : Merci ! Mes amis, une fois de plus, les enfants des dieux nous ont sauvés !
Cris de joie dans la foule : "Hourra !".
Pedro : On n'a pas servi à grand chose, c'est Tao qui a sauvé la situation avec ses bombes, nous on a rien fait.
Mendoza : Ça c'est bien vrai.
Pedro et Sancho : On a honte !


Scène 8

Sur la crête, les soldats sont abattus. Gaspard va montrer quelque chose à Gomez.
Gaspard : Regardez mon commandant, je viens de ramasser ça par terre. C'est pas un boulet de canon, c'est tout simplement un morceau de terre cuite. Ils ont mis de la poudre dans des vases, c'est pas dangereux.
Gomez : Bon sang, c'est encore une idée de cet Esteban et de ses amis ! Ils me le paieront. Ah ! Les scélérats ! Ils ont envoyé quatre de ces bombes, je suppose que leur réserve de poudre est épuisée. On peut attaquer, il n'y a plus rien à craindre maintenant. A la charge !
Et les soldats de repartir à l'assaut du fort.


Scène 9

En haut des remparts.
Esteban : Ils reviennent !
Tao : Ah, ce qu'ils sont tenaces, ces espagnols.
Yupanki : Il ne faut pas que vous restiez ici, Esteban. C'est trop dangereux. Toi et tes amis, vous devez retourner au vieux pic. Raconte à Kraka ce qui se passe ici.
Pedro : Ne t'inquiète pas Esteban, nous allons t'accompagner.
Sancho et Pedro arrivent en courant auprès des enfants. Yupanki les menace d'une lance.
Sancho : Non mais ! Mais ... Mais q-q-qu'est-ce que ça veut dire ?
Yupanki : Vous, vous restez ici avec nous. Nous avons besoin de vous pour défendre le fort.
Sancho : N-n-n-non
Mendoza vient rejoindre tout ce petit monde.
Mendoza : Esteban ! Yupanki a raison, Esteban. Gomez va prendre le fort. Vous devez vous enfuir d'ici tout de suite.
Les soldats espagnols commencent à défoncer la porte.
Mendoza : Esteban ! Il n'y a pas une minute à perdre.
Esteban : Ils ont raison, mes amis, allons-y. Venez !
Zia : D'accord !
Les enfants commencent à s'enfuir.


Scène 10

Quelques instants plus tard.
Yupanki : Mes amis, il est trop tard. Replions-nous au vieux pic.
Pedro : Oh ! C'est ce que j'attendais !
Sancho : J'adore les r-r-retraites.
Sancho et Pedro n'attendaient que ça pour s'enfuir.


Scène 11

La porte du fort cède. C'est l'invasion. Gomez et Gaspard rentrent en dernier, juste au moment où les enfants passent derrière une porte.
Gomez : Ah ! Regardez là-bas ! Esteban et les autres sont en train de s'enfuir. Rattrapez-les !
Gaspard se lance à leur poursuite avec deux soldats.
Gaspard : Rattrapez-les !
Les enfants arrivent derrière le fort, mais la route qui en part est déjà occupée par des espagnols.
Esteban : Oh ! Les soldats espagnols ! Passons par là.
Les enfants partent de l'autre côté : c'est une forte pente en terre.
Tao : Ah, la pente est raide, attention !
Ils arrivent devant un grand précipice.
Esteban : Ah ! On est coincé on peut pas traverser.
Ils regarde vers le haut de la montagne en forme d'aigle.
Esteban : Et il n'est pas question non plus d'essayer d'escalader cette paroi.
Gaspard et les soldats sortent du fort. Il voient la patrouille installée sur la route.
Gaspard : Hein ? Bon, ils n'ont sûrement pas pu passer par là.
Tao : Pichu, tu vas aller au vieux pic sans nous attendre. Tu as compris ? Allez vas-y vite.
Gaspard voit Pichu s'envoler.
Gaspard : Ils sont par ici.
Zia a trouvé quelque chose.
Zia : Regarde, Esteban, une grotte.
Esteban : Oh, oh, vite, cachons-nous !
Tao : Oui.
Gaspard se rapproche.
Gaspard : Attention de ne pas tomber, ça glisse.
Gaspard glisse et dévale toute la pente. Il manque de tomber dans le précipice en arrêtant sa chute en plantant son épée dans la terre. Il reste suspendu au-dessus du vide.
Gaspard : Oh ! Oh la ! Au secours ! Hé ! Tirez-moi de là ! Hé mais tirez-moi de là. Mais dépêchez-vous donc, bande d'incapables ! Vous entendez ? Je vous ordonne de me tirer de là !
Les soldats sont devant la grotte.
Soldat : Regardez capitaine, on vient de découvrir l'entrée d'un tunnel.
Gaspard : Quoi ? Un tunnel ici, attendez.
Gaspard remonte de sa position précaire. Devant l'entrée, les soldats regarde à l'intérieur de la grotte. Gaspard vient jeter un coup d'oeil.
Gaspard : Poussez-vous ! Hum ... Ils se sont peut-être cachés dans cette grotte. Allez, entrez !
Soldat : Bien.
Gaspard : Allez, à moi maintenant.
L'entrée étroite pose quelques problèmes au passage de Gaspard.


Scène 12

A l'intérieur, les enfants continuent de marcher à quatre pattes.
Esteban : Oh, c'est très profond.
Tao : Oh !
Zia : Esteban, qu'est-ce qu'on voit, là-bas, qui brille ?
Les enfants regardent les parois de plus près.
Tao : Oh, c'est drôle, c'est comme une mousse lumineuse.
Zia : Tant mieux pour nous, ça nous donne de la lumière.
Esteban : Malheureusement, si cette lumière nous aide, elle va aussi aider nos poursuivants.
Zia : Oh, tu crois qu'ils suivront ici ?
La voix de Gaspard se fait entendre
Gaspard : Esteban !
Esteban : C'est la voix de Gaspard !
Gaspard : Si tu avances plus loin tu ne pourras plus ressortir.
Tao : Oh Gaspard a raison, si on va plus loin et ben ...
Esteban : Il n'est pas question de se laisse prendre. Allez, avançons !


Scène 13

Le passage s'élargit.
Esteban : Oh, la grotte devient plus sombre.
Zia : Attendons que nos yeux s'habituent à l'obscurité.
Esteban : Ah, ça a l'air grand.
Tao : Il doit y avoir de l'écho là-dedans.
Tao tape dans ses mains. Des centaines de petits yeux rouges apparaissent.
Zia : Ah !
Esteban : Qu'est-ce que c'est que ça ?
Plus loin, le cri de Zia parvient aux espagnol.
Gaspard : Oh ! Vous avez entendu ? Qu'est-ce qui se passe ?
Alors que les enfants passent doucement sous les yeux rouges ...
Zia : Ce sont des chauve-souris !
Esteban : Chut !
... Gaspard les appelle encore une fois.
Gaspard : Ohé ! Reviens, Esteban !
Les mammifères sont réveillés maintenant et s'envolent tous.
Esteban : Vite, baissons-nous !
Les enfants arrivent à éviter le nuage de chauve-souris, ce qui n'est pas le cas des espagnols ...
Gaspard : Oh ! Qu'est-ce que c'est que ça ?
... qui n'ont pas le réflexe de se baisser.
Soldat : Ce sont des vampires !


Scène 14

Les enfants, descendent des marches et aboutissent devant une petite étendue d'eau.
Esteban : Oh !
Zia : Oh !
Tao : Oh !
Esteban : Oh, zut, un cul-de-sac.
Zia : On est coincé, on peut plus reculer.
En haut des marches.
Gaspard : Ils doivent être loin, ces maudites bêtes nous ont fait perdre du temps. Tâchons de les rattraper.


Scène 15

Près de l'eau.
Esteban : Il faut nous dépêcher de prendre une décision. Gaspard et ses hommes seront bientôt là.
Tao : Oh !
Tao regarde de plus près la surface de l'eau.
Esteban : Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que tu as vu ?
Tao : Mais ... On dirait ... Il y a du courant !
Esteban : Hein ?
Tao : Oui, regardez !
Tao saupoudre un peu de terre dans l'eau : celle-ci part en un mince filet.
Zia et Esteban : Oh !
Tao : Oh, vous avez vu ? Cette eau doit forcément s'écouler quelque part.
Esteban : Ah oui, mais où ? Ça débouche peut-être très loin d'ici, on n'en sait rien.
Tao : Oh regarde ! On dirait que c'est plus clair par là-bas.
De l'autre côté de l'étendue, l'eau semble plus claire.
Esteban : Oh ouais, il y a une lueur.
Tao : Moi, à mon avis, c'est le reflet d'une lumière qui vient de l'extérieur.
Zia : C'est peut-être notre seule chance de sortir d'ici.
Tao : Bon, qu'est-ce qu'on fait ?
Esteban : Hum ... Allons-y. De toutes façons, au point où on en est, on peut plus reculer.
Tao : Et toi, Zia ?
Zia : Je crois que nous n'avons pas le choix.
Tao : Bon, d'accord, je vais passer le premier.
Tao s'avance dans l'eau.


Scène 16

Juste au moment où les espagnols arrivent à l'étendue d'eau, les enfants plongent sous la surface, après avoir pris une grande inspiration.
Gaspard : Oh ! Un cul-de-sac. On a du se tromper de chemin. Les maudits gamins !
Les trois enfants nagent sous l'eau. Tao devant et, derrière, Esteban et Zia se tenant par la main.
Gaspard : Au diable ! Les maudits gosses ! Sortons de là !


Scène 17

Sous l'eau, Tao fait signe au deux autres de remonter, ce qu'ils font. Ils ne sont pas encore sortis de la grotte.
Tao : Ah, c'est bien ce que je pensais. C'est un passage secret que devaient utiliser les incas. Ils avaient même prévu un endroit où l'on pouvait respirer à la moitié du passage.
Esteban : Bon, on va continuer en se tenant par la main. Comme ça on est certain de pas se perdre.
Zia : D'accord.
Tao : D'accord.
Ils repartent. Ils se tiennent par la main. Zia est au milieu. Une lueur au dessus d'eux. Ils s'en rapprochent. Mais un bruit sourd apparaît et les trois enfants sont pris dans un tourbillon.


Scène 18

Les trois enfants sont évanouis chacun sur une pierre, dans une rivière. Esteban se réveille le premier.
Esteban : Hein ? Oh ! Une chute d'eau !
Ils sont au pied d'une cascade. Tao et Zia se réveillent à leur tour.
Tao : Et si c'était la chute d'eau par laquelle on est passé juste avant d'arriver au vieux pic ?
Zia : Oui, c'est bien possible. C'est la lumière du soleil qui nous a guidés. Regardez !
Un grand arc-en-ciel est là pour prouver les dires de Zia.
Esteban : Sauvés ! Nous sommes sauvés par le soleil !
Tao et Zia : Oh !

Le prochain épisode

Nos héros continuent à marcher sur le plateau andin. Ils ont maintenant en leur possession deux pendentifs pour ouvrir la porte des cités d'or. Mais soudain ils sont attaqués par les indiens de la tribu des Urubus du lac Titicaca. Une difficulté de plus pour nos amis sur la route des cités d'or. Ne manquez pas le prochain épisode des mystérieuses cités d'or.

Les autres rubriques

Épisode précédent.
Épisode suivant.

Retour à la liste des épisodes.
Retour à la page des MCO.
---------------------
Créée le 20 août 1999.
Dernière modification le 24 août 2000.